Bantu Educational Cinema Experiment (BEKE), First Tour

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Brief description of practices: 

Même si cela n'apparaît jamais dans les conclusions des rapports, le film projeté est commenté en direct à de très nombreuses reprises.   

Suite à des problèmes techniques (non-fonctionnement du système d'amplification du son ou problème avec le disque) ou linguistiques (aucune version du commentaire n'a été enregistrée dans une langue parlée par les spectateurs) la projection ne peut avoir lieu comme elle a été prévue. Même lorsqu'il n'y a pas de problème de traduction, les films ne semblent pas être compris sans explication : "If Observers are asked to comment on the films and on the reactions of Natives to them, it is useful to give a few specified points on which information and criticism are desired, in addition to any general observations"
À chaque fois qu'une telle situation se produit (problème technique, linguistique ou culturel), une personne est chargée par les organisateurs d'expliquer le film, avant et après la projection. Parfois, la même personne commente l'ensemble de la séance.    

L.A. Notcutt, G.C. Latham, The African and the Cinema, 1937, p. 172-173.

Period - Year: 
1935

Description

Projection organized by:

Status of the Organizers:

Main Objectives of the Screening:

Clarification on legal status: 

En 1933, J. Merle Davis, directeur du département Social and Industrial Research de l'organisation International Missionary Council, veut montrer l'efficacité de la propagande cinématographique en organisant une unité de production de films éducatifs et un réseau de projections à travers 5 pays de l'Afrique de l'Est : Kenya, Northern Rhodesia (Zambia), Nyasaland (Malawi), Tanganyika Territory (Tanzania) et Uganda.     

Layout

Details on screening program: 

Avant la séance, une musique occidentale entraînante est généralement jouée via le gramophone. Elle permet de faire la promotion de la séance et facilite la première rencontre des spectateurs avec les appareils audiovisuels. Par exemple, il arrive que le projectionniste laisse les membres du village présents lors de l'installation du matériel parler dans le microphone.
De même, à la mission Jésuite de Chikuni (Northern Rhodesia/Zambia), un chanteur africain prend le micro et les spectateurs déjà présents chantent avec lui le refrain. Ainsi, les spectateurs se familiarisent progressivement avec le dispositif de projection. Ils démystifient une partie de l'aspect magique de la technologie, en expérimentant l'amplification.

Screening program: 
Several films are projected

Type of Projection:

Screening format:

Projection Device:

Location of the projection: 
The screening was held outdoors, in another place
Details on the location of the projection: 

Le dispositif est prévu pour des projections en extérieur.
Le système de son n'est pas adapté aux projections dans une salle :
"The sound as usual in a building, was not good and the Swahili was not well understood. The language used in Uganda should be Ganda, and for a sophisticated audience such as we had that night, films better quality are really necessary". (L.A. Notcutt, G.C. Latham, The African and the Cinema, 1937, p. 94).    

Hall Size: 
No Data

Sound Device:

Details on the sound device: 

L'absence de commentaire approfondi avant et pendant la projection diminue la compréhension du film par les spectateurs.

Film(s)

Status of film: 
No Data

Commentator(s)

Status of the Commentator(s) in relation to spectators: 
Commentator chosen by the organizers
Details on the status of the commentator(s) in relation to spectators: 

Hamedi (the cook): Sans que cela ne soit officialisé lors de la tournée ou par la suite, le cuisinier de l'unité, Hamedi (the cook), semble devenir progressivement le commentateur attitré, sans que cela ne soit souligné pendant la tournée ou dans les rapports :
« [Hamedi] a Yao from Fort Johnson in Nyasaland had travelled over most of East and Central Africa from Bulawayo [Zimbabwe] to Nairobi [Kenya], working as cook and personal servant to a variety of masters, including Robert Codrington, first Administrator of Northern Rhodesia in 1900. He found friends and relatives wherever we went, and was most useful as an entry and interpreter. Whether brow-beating or parleying with other Natives, or providing commentary for films, or holding forth through the microphone to assembled crowds, which gave him especial pleasure, he was never at a loss » (L.A. Notcutt, G.C. Latham, The African and the Cinema, 1937, p. 74).
Même si tout laisse à penser que pour palier à un problème technique ou linguistique Hamedi commente plusieurs séances, il n'est jamais mentionné. Seuls les commentateurs étrangers à l'équipe sont cités.
Il se charge également de la prise de contact et des négociations avec les personnes locales.
Hamedi ne commente pas cette séance, même s'il parle Bemba, car il est a l'hôpital : "Hamedi […] had to leave in hospital at Ndola with a poisoned leg". (L.A. Notcutt, G.C. Latham, The African and the Cinema, 1937, p. 83).
James Mwela :

G.C Latham & Ernest Muwamba :

Commentary

Position of Commentary in Relation to Screening: 
Promotion of film outside of screening hall
Presentation of the film
Commentary throughout the screening
In transition between different films
Details on the commentary in relation to screening: 

Les responsables du BEKE privilégient la réalisation de films muets synchronisés avec un disque vinyle (sound-on-disk) : "The great advantage of the [sound-on-disc] is that it is much less expensive and that the same film can be provided with commentary in an unlimited number of languages. The cost of adding sound-on-film in a number of language would be prohibitive". Le sound-on-disk correspond au système Vitaphone, avec la synchronisation d'une image optique et d'un son sur disque, "peu fiable en termes de synchronisation (un choc suffit à faire sauter la tête et une coupure dans le film fait perdre la synchronisation)".

Ce procédé est particulièrement fragile d'autant plus dans des conditions de projection difficiles, comme le montre le récit des deux premières tournées de projection, où sont décrits une bonne partie des dommages que peuvent subir le matériel de projection et la pellicule : bris dû aux conditions de transport, invasion d'insectes, poussière, chaleur et humidité, etc.

 

 

Position of commentary in relation to screening hall: 
Commentary addressed to all spectators

Tone of the Commentary:

Quality of the Commentary:

Excerpts of commentary spoken during projection: 

Avant la projection, la séance débute très souvent par une présentation de la séance et une explication de chaque film :
"We found it useful, especially when the commentary was in a language not likely to be well understood by large numbers of the audience, to find some one (usually a local official, missionary or educated African) to give through a microphone in the local language a brief explanation of each film before it was shown". (L.A. Notcutt, G.C. Latham, The African and the Cinema, 1937, p. 172). De même, après le film, la même personne traduit les questions des spectateurs pour que les organisateurs puissent y répondre.
Une personne est chargée par les organisateurs de commenter l'ensemble de la séance, lorsque se produit un problème technique (système d'amplification du son ou disque) ou linguistique (aucune version du commentaire n'a été enregistrée dans une langue parlée par les spectateurs).

 

Public

Number of spectators - range: 
Entre 50 et 800 spectateurs

Type of audience:

Types of audience behaviour: 
Spectators listen and respond to the commentary
Spectators are sometimes silent and attentive
Spectators are sometimes noisy and disruptive
Spectators comment directly on the film
Spectators comment on the commentary
No Data
Details on the types of audience behaviours: 

Latham observe que l'intérêt des spectateurs pour le cinéma est très différent entre ceux qui n'ont jamais – ou presque – vu de film, provenant généralement des petits villages, et ceux qui sont habitués à voir des projections commerciales. Ces commentaires montrent que les gens des villages sont d'abord attirés, comme les spectateurs du cinéma des premiers temps, par le dispositif, c'est-à-dire l'aspect spectaculaire de la projection d'images et de sons. Il est alors difficile de dépasser la simple fascination pour la « magie des blancs » et le contenu des films éducatifs semble parfaitement ignoré.Une personne parlant dans la langue locale pendant la projection est tout de même indispensable pour créer un pont entre ces spectateurs inexpérimentés et le dispositif cinématographique.
Dans les centres urbains ou industriels, Latham décrit comment les spectateurs avertis, c'est-à-dire ayant l'habitude des séances de cinéma, sont particulièrement critiques face aux films projetés, autant sur la qualité technique que sur l'intérêt du contenu.