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Projection de films éducatifs en Gold Coast (Ghana)

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Brief description of practices: 

Les projections en Gold Coast sont parmi les premières organisées dans le cadre du Colonial Film Unit dans les territoires britanniques en Afrique. Par rapport aux autres colonies, ce réseau est principalement caractérisé par deux éléments : les séances sont totalement gratuites et le rôle de l'interprète est constamment mis de l'avant, que ce soit dans le fonctionnement des unités ou dans les différents rapports transmis à l'administration centrale à Londres :
« The Interpreter, who is in charge of the unit, is the key member of the staff. He is required to render in vernacular the various talks and news bulletins, to make an explanatory running commentary on each film. This must not be a literal translation of the original English, but must contain such traditional allusions, proverbs, similes, metaphors, jokes, topical references and the like as will convey to the people the real inner meaning of the material in all the clarity and with all acceptability of the local idiom. He must imitate as far as possible the incidental sounds of the film. The Interpreter is further required to make contacts with the village chiefs and provide then with the latest news in detail, and generally to supervise the efficient working of the unit in all its public, as apart from technical aspects » (Memorandum of the Cinema Branch of the Information Department Gold Coast and the use of Mobile Cinema Units for Mass Information and Education, Accra, 13th July 1943, National Archives, CO 875/10/9, London, p. 66).

Period - Year: 
1940 to 1945

Country:

Service de Diffusion Cinématographique de l'Algérie

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Brief description of practices: 

Dans l'Algérie de la période coloniale, le gouvernement français développe une politique de diffusion de films réalisés pour les Algériens (population rurale principalement).
Le Service de diffusion cinématographique (SDC) est créé en 1947 sous la supervision directe du Directeur des Cabinets civil et militaire du Gouvernement Général de l'Algérie. Son nom (SDC), son directeur (Pierre Murati) et l’organisation administrative restent globalement constants jusqu’aux années 60. Ce service participe d’une politique d’occupation et de gestion coloniale d’un territoire, mais ses administrateurs perçoivent son action de manière ambiguë : s’ils reconnaissant que le SDC a été « créé pour les besoins de la propagande », ils revendiquent un « organisme d'information moderne », dont le mandat est d’« informer, d’éduquer [et] de détendre les esprits »

Period - Year: 
1946 to 1962

Country:

Projections coloniales au Congo belge

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Brief description of practices: 

Après la Deuxième Guerre mondiale, des cinéastes reçoivent pour mission des Services de l'information du Congo belge de mettre en place un système d'éducation. La multiplicité des langues pratiquées au Congo complique leur tâche : "S'inspirant du Colonial Film Unit créé à Londres juste avant la seconde guerre mondiale et qui réalisera jusqu'en 1950 un grand nombre de films didactiques pour les Africains des colonies britanniques, le gouvernement général de Léopoldville décida en 1947 de prendre en charge l'élaboration d'une cinématographie éducatrice et moralisatrice destinée aux indigènes du Congo Belge et du Ruanda Urundi. Il se lança alors dans la réalisation d'une série de courts métrages élémentaires traitant de notions apparemment simples telles que l'hygiène et la ponctualité ou montrant comment utiliser des objets nouveaux comme la brouette, la couverture de laine ou la moustiquaire". (Francis Ramirez, Histoire du cinéma colonial au Zaïre, au Rwanda et au Burundi, 1982, p. 13)    

Period - Year: 
1947 to 1950

Country:

Projections populaires au Zaïre (Congo): spectateurs commentateurs

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Brief description of practices: 

Lors de certaines projections cinématographiques, les spectateurs échangent oralement leur compréhension du film. Par exemple, il arrive qu'un ou des spectateurs se lèvent pour improviser un commentaire à partir de leur connaissance de l'histoire ou des personnages. Cette proposition de commentaire est validée – ou pas – par l'assistance. Ces pratiques varient beaucoup d'un lieu à un autre et dépendent de nombreux facteurs. La taille et la configuration de la salle, le type et la qualité de la projection (vidéo ou film) sont des éléments aussi déterminants que le film projeté.    

Period - Year: 
1983 to 1984

Country:

Projections populaires au Zaïre (Congo): salle St-Cyprien (Lubumbashi)

Category:

Brief description of practices: 

Lors de certaines projections cinématographiques, les spectateurs échangent oralement leur compréhension du film. Par exemple, il arrive qu'un ou des spectateurs se lèvent pour improviser un commentaire à partir de leur connaissance de l'histoire ou des personnages. Cette proposition de commentaire est validée – ou pas – par l'assistance. Ces pratiques varient beaucoup d'un lieu à un autre et dépendent de nombreux facteurs. La taille et la configuration de la salle, le type et la qualité de la projection (vidéo ou film) sont des éléments aussi déterminants que le film projeté.    

Period - Year: 
1983 to 1984

Country:

Projections populaires au Zaïre (Congo): Salle Christ-Sauveur (Lubumbashi)

Category:

Brief description of practices: 

Des spectateurs s'identifient à certains personnages et interagissent oralement avec le film lors de la projection. Il arrive qu'il cherchent à conserver les attributs d'un personnage hors de la salle de cinéma.
M'Pungu Mulenda propose d'appeler ce phénomène héros de quartiers :
« Ils se présentent de deux manières : il y a ceux que le groupe désigne et il y a ceux qui décident d'eux-mêmes de jouer des personnages et qui s'imposent à leur groupe. Mais cette distinction n'a pas vraiment d'importance quand on sait que n'est, finalement, accepté comme héros que celui qui, par son jeu et sa personnalité, séduit vraiment et convainc ses condisciples à le consacrer » (Saïdi M'Pungu Mulenda, Un regard en marge, 1987, p. 126).
 

Period - Year: 
1983 to 1984

Country:

Le lecturer aux représentations des Sex Hygiene movies

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Brief description of practices: 

À un moment donné du spectacle, habituellement au milieu de la présentation, la projection était arrêtée et un éminent conférencier, spécialiste en hygiène sexuelle (dans la plupart des cas le conférencier n'était pas un véritable spécialiste, par exemple, le producteur de cinéma d'exploitation Kroger Babb utilisa le nom Elliot Forbes dans chacun de ses groupes de roadshowmens souvent tous en représentation au même moment à travers les États-Unis), prenait la parole pour informer les spectateurs des dangers de la sexualité et des maladies vénériennes. Les conférenciers servaient aussi à la vente de dépliants et de livres concernant l'éducation sexuelle (Schaefer 1999, p. 126).

Period - Year: 
1915 to 1959

Country:

Circuit de Jean-Théo Picard en 1944 : Saint-Donat de Rimouski, 27 juin 1944

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Brief description of practices: 

Jean-Théo Picard est l'un des principaux représentants de l'ONF au Québec. La pratique décrite ici concerne les circuits ruraux mis en place par l'ONF dans les provinces canadiennes à partir de 1942. L'ONF ne distribue que des films sonores, et il s'agit souvent des premiers films de ce genre que voient les habitants des villages et petites villes éloignées des grands centres urbains. Certains spectateurs n'ont parfois même jamais vu de film tout court. Ces circuits ruraux, qui présentent un programme mensuel, proposent des séances gratuites aux spectateurs. Les films projetés sont des courts documentaires de propagande de guerre, d'hygiène, de modernisation agricole et rurale. On trouve quelques films religieux. Il y a aussi des films d'animation musicaux (par exemple la série "Chants populaires"), ainsi que des documentaires sur les différentes régions et populations du Canada. On trouve enfin des films visant à soutenir diverses campagnes d'éducation civique ou de modernisation de l'organisation sociale (réinsertion des anciens détenus, droits du travail, organisation des syndicats, etc.).Le représentant de l'ONF amène avec lui (en voiture, en bateau, en train) films, génératrice, écran, projecteur si besoin est. Il est rare que les salles soient équipées pour le cinéma sonore et donc le représentant de l'ONF transporte avec lui tout le matériel nécessaire à ce type de films. 

Period - Year: 
1944

Country:

Period - Month and Day (Ex: January 1): 
juin, 27

Circuit de Jean-Théo Picard en 1944 : Saint-Gabriel de Rimouski, 28 juin 1944

Category:

Brief description of practices: 

Jean-Théo Picard est l'un des principaux représentants de l'ONF au Québec.

La pratique décrite ici concerne les circuits ruraux mis en place par l'ONF
dans les provinces canadiennes à partir de 1942. L'ONF ne distribue que des
films sonores, et il s'agit souvent des premiers films de ce genre que voient
les habitants des villages et petites villes éloignées des grands centres
urbains. Certains spectateurs n'ont parfois même jamais vu de film tout court.

Ces circuits ruraux, qui présentent un programme mensuel, proposent des
séances gratuites aux spectateurs. Les films projetés sont des courts
documentaires de propagande de guerre, d'hygiène, de modernisation agricole et
rurale. On trouve quelques films religieux. Il y a aussi des films d'animation
musicaux (par exemple la série "Chants populaires"), ainsi que des
documentaires sur les différentes régions et populations du Canada. On trouve
enfin des films visant à soutenir diverses campagnes d'éducation civique ou de
modernisation de l'organisation sociale (réinsertion des anciens détenus,
droits du travail, organisation des syndicats, etc.).

Le représentant de l'ONF amène avec lui (en voiture, en bateau, en train)
films, génératrice, écran, projecteur si besoin est. Il est rare que les salles
soient équipées pour le cinéma sonore et donc le représentant de l'ONF
transporte avec lui tout le matériel nécessaire à ce type de films.

Period - Year: 
1944

Country:

Period - Month and Day (Ex: January 1): 
juin, 28

Circuit de Jean-Théo Picard en 1944 : Saint Octave de Métis, Matane, 30 juin 1944.

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Brief description of practices: 

Jean-Théo Picard est l'un des principaux représentants de l'ONF au Québec.

La pratique décrite ici concerne les circuits ruraux mis en place par l'ONF
dans les provinces canadiennes à partir de 1942. L'ONF ne distribue que des
films sonores, et il s'agit souvent des premiers films de ce genre que voient
les habitants des villages et petites villes éloignées des grands centres
urbains. Certains spectateurs n'ont parfois même jamais vu de film tout court.

Ces circuits ruraux, qui présentent un programme mensuel, proposent des
séances gratuites aux spectateurs. Les films projetés sont des courts
documentaires de propagande de guerre, d'hygiène, de modernisation agricole et
rurale. On trouve quelques films religieux. Il y a aussi des films d'animation
musicaux (par exemple la série "Chants populaires"), ainsi que des
documentaires sur les différentes régions et populations du Canada. On trouve
enfin des films visant à soutenir diverses campagnes d'éducation civique ou de
modernisation de l'organisation sociale (réinsertion des anciens détenus,
droits du travail, organisation des syndicats, etc.).

Le représentant de l'ONF amène avec lui (en voiture, en bateau, en train)
films, génératrice, écran, projecteur si besoin est. Il est rare que les salles
soient équipées pour le cinéma sonore et donc le représentant de l'ONF
transporte avec lui tout le matériel nécessaire à ce type de films.

Period - Year: 
1944

Country:

Period - Month and Day (Ex: January 1): 
juin, 30

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